Sous le charme du quartier du Chabut à Pornic

Je ne l’ai pas découvert tout de suite.

Il m’a fallu un jour d’été, alors que je cherchais simplement à éviter les trottoirs bondés du centre-ville, pour m’engager presque par hasard dans la rue du Chabut. En quelques pas, tout a changé. Le bruit s’est éloigné, les regards aussi. J’étais pourtant toujours à Pornic… et déjà ailleurs.

C’est sans doute cela, le Chabut : un décalage discret, un petit monde à part, posé juste au-dessus du port.

Qu’a-t-il de si particulier ?

Le quartier du Chabut ne cherche pas à se faire remarquer. Il ne s’impose pas, il se laisse découvrir.

Construit à la fin du XIXᵉ siècle, il abritait autrefois des marins pêcheurs. Le nom même du lieu vient de leur quotidien : le « chabut », ce crochet de fer qui retenait le seau au bout de la corde du puits, indispensable à la vie de tous les jours.

Les petites maisons de pêcheurs aux façades bien alignées.

Aujourd’hui encore, malgré la présence inattendue d’un manoir à tourelles, cette simplicité se ressent. Les maisons basses, aux façades blanches, semblent raconter la vie d’autrefois.

Le castel des Marais et sa tourelle

Pourquoi s’y sent-on ailleurs ?

Le Chabut repose sur un rocher de schiste, surplombant la rue du Canal et le vieux port. Les maisons, parfois sans véritables fondations, s’accrochent à la pierre. D’après moi, cette implantation donne au quartier un aspect presque fragile.

Les quatre rues de ce quartier sont étroites, sans trottoirs. Elles laissent découvrir les façades, bordées de murets, de petites cours abritées des regards. On n’y marche pas comme ailleurs : on ralentit naturellement.

Et puis, il y a les fleurs. Partout. Dans les jardins, le long des murs, dans les recoins. Elles adoucissent encore le lieu et renforcent cette impression de calme inattendu.

Pourquoi prendre le temps d’y passer ?

Longtemps considéré comme un simple raccourci vers la ville haute, le quartier du Chabut a pourtant une identité forte.

S’y promener, c’est retrouver un Pornic plus silencieux, plus intime. Un Pornic que l’on ne visite pas, mais que l’on rencontre.

Et souvent, comme moi ce jour-là, on s’attarde un peu…juste pour le plaisir.

Connaissiez-vous ce quartier ? Y avez-vous des souvenirs ?

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