
Je crois que les escaliers racontent beaucoup de Pornic.
Avant même de connaître les rues, j’ai appris à monter et à descendre. Ici, on passe sans arrêt de la ville haute au vieux port, d’une petite place tranquille aux quais animés.
Aujourd’hui, je vous emmène dans un passage que j’aime emprunter : l’escalier Galipaud.

Un escalier taillé dans le rocher
Impossible de le manquer. En haut, la place du Marchix. En bas, la rue de la Marine. Entre les deux, des marches suivent tranquillement la pente du rocher.
On pourrait croire qu’il a a toujours été là. Pourtant, cet escalier raconte un petit morceau de l’histoire de Pornic.
À la fin du XVIIIᵉ siècle, la ville haute et la ville basse communiquaient surtout par des sentiers escarpés. Pour faciliter les déplacements, plusieurs escaliers ont été aménagés. L’escalier Galipaud doit son nom au curé de la paroisse qui, en 1782, lança sa construction grâce au don d’un habitant resté anonyme.
L’idée ne consistait pas seulement à créer un passage plus pratique. Le chantier permit aussi de donner du travail aux habitants à une période difficile, tout en accompagnant le développement de la ville basse autour du port.
À l’origine, l’escalier formait une grande spirale de 67 marches directement creusées dans le rocher. Aujourd’hui, son aspect est différent : plusieurs volées de marches se succèdent, séparées par des paliers. Le tracé est plus confortable, mais il a gardé tout son caractère.

Un escalier où il se passe toujours quelque chose
J’aime les endroits qui ne servent pas seulement de décor.
Chaque dimanche matin en été, des peintres, des photographes et des sculpteurs investissent les marches à l’invitation de l’association Art des Escaliers. Les œuvres s’installent et l’escalier devient un atelier à ciel ouvert.
Autre surprise : un restaurant y a installé quelques tables. Je trouve l’idée assez amusante. On peut s’asseoir, déjeuner… et regarder les promeneurs monter et descendre les marches.



Ce que j’aime ici
Ce n’est sans doute pas un lieu spectaculaire. Et c’est justement ce qui me plaît.
On retrouve ce mélange que j’aime tant à Pornic : un petit air de campagne… avec la mer juste en contrebas.
Si vous passez par le vieux port, je vous conseille de quitter quelques minutes les quais. Montez par l’escalier Galipaud ou descendez-le, peu importe. Vous découvrirez un passage plein de charme, discret, qui fait partie de la vie des Pornicais.



Cet article fait partie de la série « Entre deux marées«