Le phare de la Noëveillard, un repère maritime emblématique de Pornic

Construit en 1845 et mis en service en 1846, le phare de la Noëveillard accompagne l’histoire maritime de Pornic depuis le début de l’urbanisation du littoral. Toujours en activité, il reste un repère fort du paysage et un élément majeur du patrimoine local.

Le phare de la Noëveillard fait partie des bâtiments emblématiques de Pornic. Il est là, face à la mer, solide et familier. Je passe souvent devant en promenant mon chien sur la corniche, et il m’a fallu un peu de temps pour m’intéresser à son histoire.

Le début de l’urbanisation du littoral

La construction du phare de la Noëveillard débute en 1845. Le 1er juillet 1846, le service des Phares et Balises le met en service pour guider les bateaux vers le port.

À cette époque, la côte ne ressemble pas à celle que nous connaissons et le phare est le premier bâtiment construit sur la corniche. C’est lui qui, en quelque sorte, donne le signal de l’urbanisation de la côte. Il annonce le futur développement balnéaire de Pornic.

Un lieu habité

(c) Le corps du bâtiment avec ses murs crépis et son toit d’ardoise

Dès l’origine, le phare comprend un logement pour un gardien et sa famille. À la fin de l’année 1885, le bâtiment est jugé trop petit et des travaux sont entrepris. Les aménagements réalisés l’année suivante agrandissent l’ensemble et rehaussent le feu.

Initialement haut de 11 mètres, le phare est rehaussé de 4 mètres pour améliorer sa visibilité. Cette modification lui donne sa silhouette actuelle.

Imaginer une famille vivant ici, face aux tempêtes d’hiver, donne une autre dimension au lieu.

De la guerre à l’automatisation

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le phare devient un dispositif de défense du Mur de l’Atlantique. Comme beaucoup d’ouvrages du littoral, il change alors de fonction avant de retrouver un usage civil.

Il est automatisé au début des années 1980.

Un patrimoine conservé

En 2009, la société des Phares et Balises cède le phare dont l’entretien est jugé trop onéreux. La ville de Pornic exerce alors son droit de préemption et achète le bâtiment dans un but de conservation. Les sauveteurs en mer y ont aujourd’hui leurs locaux.

(C) La Société Nationale des Sauveteurs en mer occupe désormais le phare.

Je trouve important que le phare de la Noëveillard soit toujours utile. Ce n’est pas un décor, mais un lieu vivant et lié à la mer.

Un repère emblématique de Pornic

Le phare de la Noëveillard est construit en pierre de taille de Crazannes.

(c) Le feu s’élève à 15 mètres

On peut le voir comme une simple vigie. Mais il raconte aussi l’urbanisation du littoral, la vie des gardiens, les transformations techniques et les choix de la ville pour préserver son patrimoine.

Depuis que je me suis arrêtée pour en apprendre davantage, je ne le regarde plus tout à fait de la même façon. Aujourd’hui, le phare surplombe le port de plaisance et poursuit sa mission de repère maritime.Et c’est sans doute ce qui le rend intéressant.

(c) La porte d’entrée du phare et son encadrement de pierres de taille
(c) La corniche au dessus de la porte d’entrée avec ses volutes et ses feuilles d’acanthe.

Bon à savoir : il est possible de visiter le phare en s’inscrivant auprès de l’Office du tourisme de Pornic.

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